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Le Maroc réformateur… ou le Maroc sous perfusion ?

On répète souvent que le Maroc est un “bon élève” des réformes économiques. Classements internationaux, rapports de la Banque mondiale, annonces gouvernementales : tout semble aller dans le bon sens.

Mais posons la question qui dérange "
une économie qui a besoin de réformes permanentes pour fonctionner est-elle vraiment solide ? "

Derrière les classements, une réalité politique
Oui, le Maroc progresse dans
Business Ready 2025. Oui, le cadre réglementaire s’améliore.

Mais soyons honnêtes :

- la croissance reste largement tirée par l’État
- l’investissement privé suit… quand il est accompagné
- la création de valeur reste concentrée dans quelques secteurs vitrine

Sans commande publique, beaucoup de projets n’existent pas.

Ce n’est pas un jugement moral. C’est un fait politique.

Le vrai tabou : l’exécution
Le Maroc sait écrire des réformes. Mais les faire appliquer partout, de la même manière, reste un problème structurel.

Résultat :

- incertitude locale
- dépendance aux réseaux
- avantage aux grands groupes “connectés”
- découragement des PME et entrepreneurs indépendants

La loi est nationale. L’exécution, elle, est territoriale.

Le choix politique qui arrive
Le Maroc fait face à un dilemme clair :

continuer à attirer par la stabilité et l’État stratège ou accepter un vrai lâcher-prise au profit du marché, des PME, de l’initiative locale

Les deux modèles ne sont pas compatibles à long terme.

La vraie question (qui fâche)
Le Maroc veut-il une économie performante… ou une économie maîtrisée ? La confiance est-elle accordée aux acteurs privés, ou seulement encadrée ?

Parce qu’à force de vouloir tout sécuriser, on finit parfois par freiner ce qu’on voulait protéger.

À débattre. Vraiment.

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