Le gazoduc Nigeria–Maroc accélère : un projet africain au cœur des enjeux énergétiques mondiaux
08/05/26 13:27
Une vision née d’un partenariat stratégique
Porté par le Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et la compagnie nigériane Nigerian National Petroleum Company Limited, le projet vise à transporter le gaz nigérian le long de la façade atlantique, en traversant une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest avant d’atteindre le Maroc. Au-delà de l’export vers l’Europe, l’objectif est aussi continental : alimenter les économies locales, renforcer l’intégration régionale et stimuler l’industrialisation.
2026 : l’année charnière
Après plusieurs années d’études techniques et de négociations diplomatiques, le projet entre dans une phase concrète. Un accord intergouvernemental majeur est attendu cette année. Il doit formaliser l’engagement des États concernés et ouvrir la voie à la création d’une société dédiée au projet — étape indispensable avant le lancement des travaux. Les études de faisabilité étant déjà validées, le chantier pourrait démarrer progressivement une fois les financements sécurisés.
Le nerf de la guerre : 25 milliards de dollars
Si la volonté politique est bien là, le défi reste colossal sur le plan financier. Avec un coût estimé à environ 25 milliards de dollars, le gazoduc Nigeria–Maroc fait partie des projets énergétiques les plus ambitieux au monde.
Les discussions se concentrent actuellement sur :
l’implication d’institutions financières internationales
l’entrée d’investisseurs privées
la structuration d’un montage financier viable
Un projet renforcé par le contexte international
La crise énergétique mondiale a changé la donne. L’Europe, en quête de diversification, regarde désormais vers l’Afrique de l’Ouest. Dans ce contexte, le gazoduc apparaît comme une alternative stratégique aux routes traditionnelles d’approvisionnement. Par ailleurs, les récentes découvertes de gaz au Sénégal et en Mauritanie viennent renforcer la pertinence économique du projet.
Une compétition géopolitique en toile de fond
Le projet s’inscrit aussi dans une rivalité régionale avec le gazoduc transsaharien soutenu par l’Algérie.
Deux visions s’opposent :
une route atlantique, plus longue mais connectant plusieurs pays
une route saharienne, plus directe mais exposée à des défis sécuritaires
Un calendrier encore prudent
Si les avancées sont réelles, les délais restent dépendants du financement et de la stabilité régionale. Les premières livraisons de gaz ne sont pas attendues avant le début de la prochaine décennie, probablement autour de 2030.
Une transformation potentielle du continent
S’il voit le jour, ce gazoduc pourrait :
connecter durablement l’Afrique de l’Ouest
positionner le Maroc comme hub énergétique entre l’Afrique et l’Europe
accélérer le développement économique de nombreux pays traversés
Porté par le Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et la compagnie nigériane Nigerian National Petroleum Company Limited, le projet vise à transporter le gaz nigérian le long de la façade atlantique, en traversant une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest avant d’atteindre le Maroc. Au-delà de l’export vers l’Europe, l’objectif est aussi continental : alimenter les économies locales, renforcer l’intégration régionale et stimuler l’industrialisation.
2026 : l’année charnière
Après plusieurs années d’études techniques et de négociations diplomatiques, le projet entre dans une phase concrète. Un accord intergouvernemental majeur est attendu cette année. Il doit formaliser l’engagement des États concernés et ouvrir la voie à la création d’une société dédiée au projet — étape indispensable avant le lancement des travaux. Les études de faisabilité étant déjà validées, le chantier pourrait démarrer progressivement une fois les financements sécurisés.
Le nerf de la guerre : 25 milliards de dollars
Si la volonté politique est bien là, le défi reste colossal sur le plan financier. Avec un coût estimé à environ 25 milliards de dollars, le gazoduc Nigeria–Maroc fait partie des projets énergétiques les plus ambitieux au monde.
Les discussions se concentrent actuellement sur :
l’implication d’institutions financières internationales
l’entrée d’investisseurs privées
la structuration d’un montage financier viable
Un projet renforcé par le contexte international
La crise énergétique mondiale a changé la donne. L’Europe, en quête de diversification, regarde désormais vers l’Afrique de l’Ouest. Dans ce contexte, le gazoduc apparaît comme une alternative stratégique aux routes traditionnelles d’approvisionnement. Par ailleurs, les récentes découvertes de gaz au Sénégal et en Mauritanie viennent renforcer la pertinence économique du projet.
Une compétition géopolitique en toile de fond
Le projet s’inscrit aussi dans une rivalité régionale avec le gazoduc transsaharien soutenu par l’Algérie.
Deux visions s’opposent :
une route atlantique, plus longue mais connectant plusieurs pays
une route saharienne, plus directe mais exposée à des défis sécuritaires
Un calendrier encore prudent
Si les avancées sont réelles, les délais restent dépendants du financement et de la stabilité régionale. Les premières livraisons de gaz ne sont pas attendues avant le début de la prochaine décennie, probablement autour de 2030.
Une transformation potentielle du continent
S’il voit le jour, ce gazoduc pourrait :
connecter durablement l’Afrique de l’Ouest
positionner le Maroc comme hub énergétique entre l’Afrique et l’Europe
accélérer le développement économique de nombreux pays traversés